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mardi 10 décembre 2013
La fille qui voulait dire merci
Thinksgiving est passé depuis quelques temps déjà, et ce n'est pas dans ma culture de le fêter, mais sur une belle idée de la talentueuse Decay, j'avais envie de faire la liste la liste de toutes ces choses, petites ou grandes, pour lesquelles je voudrais (je devrais ?) me montrer reconnaissante.
Parce qu'à l'approche de Noël on fait facilement la liste de ce qu'on voudrait, de ce qui nous rendrait tellement heureux (c'est sur qu'avoir le DVD de Mulan est essentiel à la suite de mon existence et à mon développement personnel), qu'on pourrait facilement en oublier ce qu'on a, de ces choses qui remplissent nos vies et qu'on ne voient même plus.
Alors,
Merci à Mon Monsieur: Parce qu'il me supporte, parce qu'il partage ma vie vaillamment et qu'il est un homme merveilleux, mon Prince à moi. Voilà c'est tout.
Merci à Frère: merci de m'avoir appeler dimanche mon Frédo. Putain j'en ai chialer toute la soirée. J'en avais besoin. J'avais besoin d'entendre que tu m'aimes, que tu penses à moi et que tu ne nous oublies pas. Merci, même si je continue de pleurer et que je ressemble à un lapin myxomatosé.
Merci à euh moi? Toulouse Métropole? Parce que j'ai un travail.C'est banal, mais pas tant que ça. Il ne me passionne pas des masses, mais c'est pas grave. Grâce à mon travail, je mène ma vie comme je l'entend. Alors oui, j'ai des charges, je paie des impôts et j'aimerai pouvoir dépenser plus en travaillant moins, mais je suis libre. Je ne doit rien à personne, je paie ma part à la société, je peut dire merde à mon banquier.
Je n'ai pas un train de vie exceptionnel, loin de là. Mais ce que j'ai, je ne le doit à personne. Mon travail me donne le choix, pour moi c'est grandiose.
Merci à mon chien de faire pipi partout dans la maison depuis qu'on a déménagé, grâce à lui je fais le ménage beaucoup plus régulièrement qu'avant. hihihi (rire jaune, ironique, nerveux, vives les synonymes)
Merci à mon gout de la lecture. Je vie plusieurs vies par mois grâce à mes livres. Et c'est top.
Merci à tous ces blogueurs et blogueuses et leur talents d'écriture. Des petits plaisirs quotidiens dont je ne me lasse pas.
Merci AU CHOCOLAAAT. (pas besoin de commentaire)
Voilà, ma petite liste que je vais surement enrichir et souvent relire juste parce que ça fait du bien.
mercredi 24 juillet 2013
Je suis une (vieille) romantique...et je t'emmerde!
Dans quelques jours, j'aurais 25 ans. Et je t'avoue que je l'ai franchement mauvaise. Je suis en plein Quart-de-siècle Blues.
Jusqu'à 25 ans on grandit, au delà on vieilli. Ce n'est pas moi qui le dit. C'est comme ça. A partir de maintenant je vais vieillir.
Alors je regarde derrière moi.
J'ai toujours été convenable, toujours dans la moyenne. Je ne suis pas moche, mais je ne serais jamais un canon. Bonne élève mais jamais brillante. Sympathique mais jamais populaire.
Je n'ai jamais bu ou fumé. Je ne sort pas.Même en quatre ans de Fac, je n'ai pas fait une seule soirée étudiante. J'ai eu mon Bac, fait des études, trouvé un travail stable, un appart.
Avant de rencontrer mon mari, je n'ai eu qu'une seule histoire d'amour.
Stable, convenable. La vie, le quotidiens.
Mais en soi, il ne m'est rien arrivé. Je n'ai rien fait. Rien vécu.
Je regarde donc devant moi.
Je suis mariée à un homme merveilleux, nous avons acheté une maison, nous asseyons de construire une famille. Voilà, la voie est toute tracée, je vais simplement vivre ma vie de famille.
Et je vais être la plus heureuse du monde avec mon monsieur que j'aime et qui m'aime et nos loupios quand ils voudront bien s'inviter.
Mais aujourd'hui je fais le deuil. De tout ce qui aurait pu m'arriver, de tout ce que j'aurais pu vivre.
Car je suis une romantique. Au sens littéral su terme. Oui je rêve de grandes émotions. Je rêves de grandes aventures. Je peux pleurer devant un film ou en écoutant une musique en me disant que j'aimerais vivre ce genre de chose.
Je rêve de drame (au sens du dictionnaire: suite d’événements qui émeuvent) Je rêve de passion.
Oui mais voilà, les héroïnes sont toutes belles, intelligentes, elles ont toutes des qualités et des traits de caractères incroyables et surtout elles sont toutes jeunes. On a jamais vu une princesses de 30 ans.
Je ne sais pas ce que j'aurais voulu vivre exactement, mais j'ai parfois l'impression de regarder ma vie défiler en attendant qu'il se passe quelque chose. J'ai un peu peur d'avoir laisser filer ma jeunesse, de ne pas en avoir profité.
Maintenant, il est trop tard, je suis une femme active, certes, une épouse aimé et aimante, je serai une mère comblée, mais une héroïne, ça plus jamais.
mercredi 19 juin 2013
Vis ma vie de propriétaire
Cela fait un mois maintenant que mon Monsieur et moi avons aménagé dans notre maison. Notre Maison, que l'on a acheté avec nos petits sous, comme des grands.
Il n'y a plus de cartons qui trainent. (mais le garage est un no man's land). Et les travaux ont été terminés à temps. Il ne reste que les chambres des deux éventuels mini nous que nous avons laaaaaargement le temps de faire.
Mais je me rends compte que pour nous, qui sommes de grand angoissés de la vie, être propriétaire est une source d’intense réflexions/inquiétudes/stress/Au secours maman!/ (rayez la mention inutile) que nous n'avions pas ou beaucoup moins lorsque nous étions locataires.
Être propriétaire, pour nous c'est:
-Vérifier son compte bancaire 3 fois par jour, oui le prêt immo s'est bien prélevé, non, il n'y a pas de surprise, oui tout va bien
-Regarder chaque brin d'herbe avec un air suspicieux: hemm tu as poussés toi, il va falloir te tondre, il ne faut pas laisser le jardin devenir un forêt vierge!
-Vérifier le compteur électrique tous les jours. Mon monsieur
-Se présenter à tous les voisins qui passent et qui ne sont pas du tout curieux (ceci est ironique, hein!), mais qui sont très gentils. Contrairement à avant.
-Faire le ménage trois fois plus qu'avant, parce que tu ne veux pas que ta maison s’abîme.
-En partant bosser le matin, dire à sa maison, ne de pas s’inquiéter, qu'on va rentrer le soir. Oui je parle à ma maison et j'assume!
-La chaudière est en panne, plus d'eau chaude, ah, ben appel le syndic, ben non en fait, faut faire venir le réparateur
-Comment ça c'est moi qui doit sortir les poubelles dans la rue maintenant?
-ohh là là, tous ces travaux que nous avons réussir à faire rien que tout les deux, on a bien bosser!
-ohh là là, tout ces travaux qu'il reste à faire, on ne vas jamais y arriver!
-c'est dingue toutes les suspensions qu'il va falloir acheter, les ampoules à nue, c'est pas top!
-oh non, il pleut, vente, fait orage, un temps de merde, faîte que ça n'abîme pas les tuiles du toit!
-T'es où? Ben là! Mais où? je ne te trouve pas! Ah oui maintenant il y a de l'espace
-Il va falloir changer le canapé, il est trop petit maintenent
-Qu'est ce c'est que ça? Une araignée? Dégage conasse, ce n'est plus chez toi ici, c'est chez moi!!!! Même plus peur
-Tu as vu? On est chez nous! CHEZ NOUS!
mercredi 3 avril 2013
Dans ma maison, il y a ...
Nous allons bientôt déménager, alors j'avais envie de reprendre lejoli article de Marjoliemaman.
Mais comme nous sommes entre deux maisons, ben il y en en aura deux versions !
Dans notre appartement il y a:
-Une forte odeur de peinture
-Des poils de chiens incrustés dans les tapis
-Une porte en bois rafistolée, souvenir d'une période difficile avec Mon monsieur
-Des photos de mariage dans la chambre
-le cadavre d'une bouteille de Litchao sur la table basse
-des cactus en train de mourir dans leur petits pots
-un aquarium d'eau douce un peu à l'abandon
-un aquarium récifal, notre passion
-un chien qui miaule et qui est surement le chien le plus malheureux du monde
-des lapins qui s'obstinent à me rendre chèvre
-des livres sur des étagères
-des livres sur la table de nuit
-des livres dans les toilettes
-des livres entre mes mains
-des cadeaux de mariage qui sont posés en vrac sur la table à manger depuis presque un an parce qu'on a pas de place
-des boites de thé un peu partout dans la cuisine
-des tapis aux coins grignotés
-Du barzard, du bazard et du bazard
-un énoorme fauteuil en cuir dont je ne me séparerais pour rien au monde
-mon doudou que j'ai depuis mon premier Noël, caché sous le lit
-Un souvenir très précis qui me fait toujours sourire: au tout début de ma relation avec mon monsieur, je suis passée à l'improviste un soir après une chamaillerie, je l'ai trouvé tranquillement dans la cuisine en train de se bouloter une bourriche d'huitres !
- Des pots de peintures, des paquet de parquet stratifiés, des outils tous neufs, le plan d'une cuisine, ...
-un manque de place qui commence à sérieusement se faire sentir
-Un tableau peint par ma maman et représentant mon village, il me suffit de lever les yeux au mur pour avoir l'impression de rentrer chez moi
-Mon Monsieur dans le canapé qui me sourit
-Tous les souvenirs de notre histoire
Dans notre maison il y aura:
-Une jolie barrière blanche
-un chien tout contant de pouvoir courir partout
-une belle cuisine toute neuve, installée par Mon Monsieur
-de l'espace!!
-Des murs verts
-Des murs violets aussi
-Un bureaU BIBLIOTHEQUE Hiii!
-Deux salles de bains, re Hiiiiiii!
-Un garage pour titine
-Des chambres pour des futurs mini nous
-De la poussière toute neuve
-des espoirs
-des rêves
-Une vie à construire
mercredi 20 février 2013
A mon frère
Mon frère et moi nous avons douze ans d'écart. Et nous n'avons pas le même papa. Enfin, nous n'avons pas le même père biologique. Mais finalement, mon papa est devenu le sien, avant qu'il ne soit le mien.
Mon frère n'a pas eu une enfance facile. Son papa biologique n'était pas un gentil papa. Et notre maman, ben elle a fait comme elle a pu pour gérer cette situation et quitter cet homme. C'est sa propre maman (notre grand mère donc) qui a pris le relais avec mon frère avant que notre maman ne se reconstruire avec mon papa. Mais ce n'était pas une grand mère facile. Je ne l'ai pas connu, mais je crois que je n'ai de toute façon pas trop envie de la connaître.
Alors mon grand frère a grandi, en trainant ses casseroles, ses poêles et ses bassines en cuivres.
Il est parti très tôt de la maison. Je n'ai quasiment aucun souvenir de notre vie à quatre. Finalement, ma maman a eu deux enfants uniques.
Mon frère a 36 ans aujourd'hui. Mais il n'est pas mature pour autant. Il est assez instable. Enfin, il se débrouille comme il peut. Il a (avait, parce que entreprise dépose la bilans) un emplois stable, il a des projets pour rebondir, il a de l'expérience dans plusieurs domaines, il a son appartement et un chien.
Mais il ne sait pas gérer son argent, il fait parfois un peu trop la fête, il n'est pas fichu de se payer un abonnement internet. Il ne sais pas gérer son crédit de téléphone. Il est toujours hors forfait et doit des sommes astronomiques à son fournisseur.
Il a des histoires d'amour bien sur. Qui durent. Qui comptent pour lui, suffisamment importantes pour qu'il nous les présente et les invite chez mes parents. Mais pas suffisamment pour construire une famille. Et franchement, ce sont toutes des cas soss. Elles lui pompent son temps son argent, son énergie et lui brisent son petit coeur.
Mon frère a choisi il y a longtemps maintenant de s’installer dans une autre région. Loin. Loin des parents, loin de sa sœur, loin de nos conseils, loin de notre regard sur sa vie et sa façon de la mener.
Voilà, ça c'est le décor.
Mon frère.
On se voit que deux ou trois fois par ans tout au plus. On n'a pas une relation fraternelle normale. On ne s'est jamais disputé mais on n'a pas de souvenir d'enfance commun. Nos enfances ont été radicalement différentes et j'ai eu droit à tout l'amour, le confort, la stabilité, la confiance dont tu aurais tant eu besoin. Nous n'avons pas grand chose en commun. Nous n'avons pas de jeux, d'habitudes ou de petits rituels qu'ont les frères et sœurs classiques.
Mais, mon frère, si tu savais comme je t'aime. Tu sais que je suis là pour toi. J'ai accouru sans hésiter une seule seconde quand tu as eu besoin de moi. Tu ne m'avais rien demandé c'est vrai, mais j'ai senti à ta voix que tu m'appelais au secours. Que tu ne voulais pas demander aux parents.
Je fais tout ce que je peux pour essayer de construire cette relation, cette complicité qui me manque.
Je n'ai rien dit au parents quand tu as fais des bêtises, ça les aurait tellement déçus et inquiété. Mais j'ai été là pour te montrer que tu te trompais.
Aujourd'hui, malgré la distance, je t'aide et te conseille comme je peux dans ton projet. Tu sais que tu peux me demander conseil ou simplement me faire part de tes angoisses ou de ton vécus.
Mais non. Tu ne le fais pas. Tu n'appelles pas. Tu ne réponds pas quand j'appelle. Je sais que tu n'as pas beaucoup de sous à dépenser dans ton téléphone. Mais un texto ? Ou juste me faire sonner pour que je te rappelle?
Peut être as-tu peur que je sois trop intrusive ? Peut être, veux-tu nous prouver que tu vas y arriver tout seul, que tu n'as pas besoin d'aide?
D'accord, je suis capable de l'entendre et de le comprendre.
Mais s'il te plait, n'oublie pas que tu as une petite sœur. Parce que moi, j'ai besoin de toi.
lundi 18 février 2013
Mon fils, ma bataille (coup de gueule inside !)
Attention, je ne parle ici que des faits que nous avons tous pu entendre dans la presse, que de ce cas particulier.
Et en Aucun cas je ne remets en cause le droit légitime (devoir ?) d'un père d'être au près de son enfants.
Mais certaines choses me révoltent.
Voilà.
Un homme s'est enfermé dans une grue pour montrer son mécontentement. Grand bien lui fasse. Il ne fait de mal à personne. Il peut y planter des géraniums et passer sa vie là, je m'en contre fou.
Ce qui me met hors de moi, c'est que cet homme a été condamné par la justice parce qu'il était violent.
Le juge a estimé qu'il était dangereux pour son enfant. Il ne s'agit pas d'un simple divorce à l’avantage de la mère. Je ne penses pas que la justice prive le droit parental d'un homme à la légère. Et si certaines informations que j'ai entendu sont exactes, il avait été initialement condamné à de la prison ferme.
Et alors qu'est ce qui se passe ? Cet homme qui avant son divorce était surement considéré comme le pire des salauds, et il y a de quoi en matière de violence conjugale, se fait aujourd'hui gentiment passer pour une victime de la société. Le pauvre choux ne peut plus voir son fils chéri. Je vais pleurer. Ou vomir, je ne sais pas encore.
Le plus grave à mon sens, c'est que les politiques entrent dans son jeu. Ah ben oui le pauvre, la justice a dit que pour le bien de l'enfant son père ne devait plus l'approcher mais c'est pas grave, on est au dessus de la justice. Il suffit qu'un mec fasse son intéressant pour que ce soit le branle bas de combat au gouvernement et qu'il faille revoir tout la législation sur le droit des pères. Normal. Tout va bien.
Je vais aller me foutre à poil au siège de la Française des jeux, après tout, je joue au loto, ils doivent me faire gagner le jack pot; c'est mon droit !
Et je ne parle même pas du fait que la police (je ne stigmate pas, ils doivent avoir des ordres), prennent soin de lui. Ben oui, il n'a pas pensé à prendre de la bouffe, le con. Alors on va tout bonnement lui donner tous ce qu'il faut pour qu'il puisse continuer son "action", qu'il puisse continuer à parler de lui.
Que je sache, personne ne l'a obligé à monté la haut.S'il ne peut pas assumer il n'a qu'à descendre.
Et puisqu'on est trop bon trop con, on parle même de lui fournir un appartement pour qu'il puisse voir son fils.
Autrement dit, nous payons tous des impôts pour offrir un appartement (merci pour tous ceux qui n'arrivent pas à se payer un logement décent alors qu'ils travaillent) à un homme que la justice a condamné pour violence et a privé de son droit parental, pour qu'il puisse tranquillement passer du temps avec son fiston chéri. Voilà, voilà.
Je croyais que c'était le bien être de l'enfant qui passait en premier. Ce n'est pas ce qu'on nous a rabâcher pendant des semaines avec le mariage gay ? Non ? j'ai du me tromper. C'est pas grave. J'imagine qu'il a deux pois, deux mesures.
Moi ça me révolte. Comme toujours, avant sa condamnation, un mec (ou une femme d'ailleurs) est au yeux de tout le monde un salaud, tout ce qu'il y a de pire, limite il faut remettre la peine de mort, et à l'instant où la personne est jugée et met en pied en prison, ça devient une victime de la société, il faut tout faire pour le sortir de là, le motif de condamnation on s'en tamponne.
Et les dirigeants entrent dans le jeu et cèdent à la pression des médias. Ne sont-ils pas censé avoir plus de discernement que nous ? Penser à l'intérêt général et non céder aux pressions d'un particulier? Avoir une vision globale de la sociétés et de ses enjeux ?
Peut-être parce que je connais bien le milieu de la justice. Peut-être parce que je connais aussi des cas de violence conjugale, je suis ulcérée.
Voilà. Tans pis si je choque.
mercredi 13 février 2013
Ma maison, mon foyer
Mon monsieur et moi avions prévus de faire construire.
Cela ne se fera pas (Merci le PTZ 2013).
Le jour où nous avons appris que nous n'avions plus droit au PTZ, nous avons vu l'annonce d'une maison que nous avions voulu acheter il y a quelque mois de ça et qui aurait du être vendue.
Cette maison, nous la voulions vraiment fort et on avait été très déçu à l'époque de ne même pas pouvoir faire de proposition.
Nous avons pris ça pour un signe. Ce n'était pas possible que cette maison réapparaisse ce jour là et que ce ne soit pas pour nous.
Après moult péripéties, le propriétaire nous a choisi comme acquéreur.
C'est drôle, tout ces sentiments différents que je ressens depuis lors.
Il y a l'excitation bien sur. ça y est, nous avons notre maison !
L'angoisse aussi, est-ce qu'on sera à la hauteur, est ce que le crédits ne vas pas top nous peser, même si on a bien tout calculé ?
Mais surtout, il y a une sorte d'apaisement. De la sérénité. Fini, l'agitation de la construction. Fini le stress à chaque instant. Aujourd'hui je sais que nous avons pris la bonne décisions. Et s'il y a de nombreuses formalités, elles ne sont plus une sources d'angoisse. Elles font parties du processus.
Cette maison est le début d'une nouvelle vie. Je le sais, nous allons y construire notre famille, notre foyer.
Depuis deux ans maintenant nous vivons dans un appartement. Alors bien sur, je vais avoir un pincement au coeur en le quittant, mais j'ai l'impression d'avoir déjà tourné la page.
Avant quand je disais "on rentre à la maison", je parlais de cet appart. Maintenant quand je dis on va à la maison, je parle de LA maison.
L'appartement aura été comme une transition, entre ma vie étudiante, ma vie de femme/enfant et ma vie de femme, d'épouse et de mère j'espère.
Je sens que je passe un cap. Je deviens pleinement adulte, je deviens pleinement femme, je vais construire ma famille et mon foyer. Nous allons construire notre vie. Ça ne me fait pas peur.
Je sais que j'ai trouvé ma place.
jeudi 3 janvier 2013
Bonne Année ! Ou pas
Non, je n'ai pas envie de faire le bilan de cette année, bien qu'elle ait été particulièrement riche et intense.
Non je n'ai pas envie de prendre de bonnes résolutions, que de toute façon je ne tiendrai pas.
Non non non et re non
Pardon, cela fait longtemps que je n'ai rien posté et cet article va être un concentré de râlages. Toi ça ne va pas t’intéresser mais moi ça va me faire du bien ! Je n'en voudrais à personne de passer son chemin.
Non, je n'ai pas ressentie la magie de Noël en cette fin d'année 2012. On s'est pris la tête avec notre projet de construction. Pas besoin de m'étendre, juste déception, fatigue et colère.
(s'il y en a qui ont envie de partager nos déboires à ce sujet, vous pouvez aller là: http://notremaisonmarmotte31.blogspot.fr/ )
Non, le fois gras et les huîtres ne sont pas mes amis .Vive l'intoxication alimentaire 3 jours avant Noël.
Non je n'ai pas eu plein d'étoiles dans les yeux pour le 24. Mon frère qui a habite à 200 bornes de chez mes parents bossait jusqu'à 22 h le soir, il n'a pu venir que le lendemain et s'est tapé l'allé retour dans la journée parce qu'il bossait le 26.
Ma grand mère est atteinte de la maladie Alzheimer. Jusqu'ici les médecins avaient réussi à maintenir son état de santé et à contenir ses pertes de mémoires. Cela faisait un petit moment que je ne l'avais pas eu. J'ai eu un choc. On aurait dit un bébé, l'air complètement hagard, perdu, incapable de s'occuper d'elle même. Je ne savais pas qu'elle portait des couches, elle s'est quand même fait dessus. On ne s'en ai pas rendu compte de suite, elle en a mis partout dans la maison.
Le réveillon de la Saint sylvestre s'est très bien passé. Juste mon monsieur et moi, devant PBLV. Rien d’extraordinaire mais un joli moment de répit.
Vive l'ambiance de merde chez mes beaux parents le lendemain qui s'étaient disputés la veille.
Vive aussi les gens qui ne sont amusés à nous rayer la voiture sur la parking de notre résidence. Une rayure qui fait tout le long du coté gauche plus le capot, elle est si profonde que la tôle est entamée. C'est volontaire, parce qu'à droite il n'y a pas de voiture, juste une plate bande et à gauche il y a un arbre.
Vive les 250€ de franchises.
L'assureur nous conseille de porter plainte pour vandalisme. Nous sommes allés à notre commissariat de quartier hier soir en rentrant du travail. Il était 17h10. L'accueil du public ferme à 18h.
Il faut qu'il voit la voiture. Normal en soit. Mon monsieur part la chercher, je reste là, je me dis que comme ça il pourra commencer à prendre la plainte. Naïve que je suis. Monsieur revient 10 minutes plus tard. Il est 17h20. Le type de l'accueil ne regarde en coin, mais ne nous invite toujours pas à prendre notre plainte. Je ne sais pas ce qu'on attend.
Quelqu'un entre dans le commissariat: ah non monsieur Désolé, on est complet, il y a deux personnes devant vous, je ne sais pas comment on va réussir à s'en occuper avant 18h, revenez demain. Heu , Gné?
17h45: Bon messieurs Dame, je suis désolé mais on ne va pas s'occuper de vous. Il y a encore un personne devant vous, et sa va être long. Revenez demain matin. Heu non, on bosse. Ah bon vous travaillez ? Ben oui pardon, on paie des impôts aussi, ça pose un problème ? Ah ben je sais pas comment faire alors, en tout cas, vous ne pouvez pas rester là. On est juste là depuis 17h10. On est bien dans un commissariat là ? Police judiciaire, Service public tout ça ? On est partis, on n'a pas pu porter plainte.
Heureusement que ce n'était que pour une rayure. Mais si une jeune fille entre et veux porter plainte pour viol ou je ne sais quoi, ils vont lui répondre quoi , Revenez demain on a pas le temps ?! Je suis scandalisée.
En rentrant, le bip du portail d'entrée de la résidence nous lâche. On ne peut pas rentrer la voiture.
Vive aussi le PTZ. Il y a une semaine on pouvait faire construire notre Maison. Hier on a appris qu'on ne peut plus. On gagne trop pardi ! On n'a plus droit au PTZ. Merci l'Etat.
Je me suis aussi enfoncé mon mascara dans l'oeil, au moins jusqu'aux sinus.
Et au travail il n'y avait plus de papier toilette.
Voilà. Si tout le reste de l'année est comme ça, moi je reste sous la couette jusqu'à l'année prochaine !
vendredi 16 novembre 2012
Le jour où mon mari m'a fait pleurer
Et t'as vu ? je publie un article alors que cela ne fait pas une semaine que j'ai publié le dernier ! Il y a du progrès, non?
Donc, le jour où mon monsieur m'a fait pleurer nous étions en voiture. Attention je parle de larme de joie, n'appelle SOS femme battues.
Et pi d'abord il faut préciser que je pleure tout le temps pour tout, mais vraiment. Pas genre je suis sensible je peux verser une petite larme temps en temps. Non, non, je pleure, je chouine, je braille, je pleurniche à grosses et chaudes larmes avec le visage tout rouge, le nez gonflé qui coule, le mouchoir sale est un accessoire de mode qu'on oublie trop souvant. Et je pleure pour tout. Je suis fatiguée: je pleure. Je suis en colère: je pleure. Je suis heureuse: je pleure. j'ai mal quelque part: je pleure. Un labrador à la télé: je pleure. Un prémisse d'une ombre d'émotion: je pleure. On dirait un nouveau né qui n'a que ça pour s'exprimer. Je ferai un super sujet d'étude pour un psy.
Bref , le titre de mon article est quand même à largement relativiser. Enfin mes larmes sont à relativiser, pas l'émotion qui va avec.
Donc nous étions en voiture, nous allions je ne sais plus où, surement un rendez vous pour la maison. Il commençait à faire nuit.
Et comme ça, tout de go, alors que je rêvassais en écoutant la radio, mon monsieur me sort d'un air très déterminé: "bon alors, on le fait quand ce bébé ?"
Et là, comment dire, je suis restée sur le cul. Et puis sont venues les larmes. Je ne savais pas quoi dire, tellement j'étais heureuse qu'il me pose cette question, qu'il se projette.
S'en s'est suivi une conversation calme, posée et pragmatique pour savoir quand on commencerait les essais de bébé. Ce qui manqua totalement de charme et de romantisme par rapport au contexte mais c'est pas grave.
Nous aimons que les choses soient clarifiées, planifiées, préparées. Et surtout nous souhaitons que les choses soient faites dans l'ordre. Attention je ne dis pas qu'il doit y avoir un ordre et que si on ne le respecte pas on brûlera tous en enfer. Chacun fait comme il veut chez lui et les pingouins seront bien gardés. Non, mais nous avons notre ordre, celui qui pour nous est important.
Et pour nous ce qui est important c'est d'abord d'avoir un toit pour accueillir notre futur mini nous. Alors mon monsieur et moi, nous avons calculé à partir de quand nous pourrions le commander ce mini nous.
Ce fut la conversation non romantique la plus merveilleuse qui soit.
Donc, le jour où mon monsieur m'a fait pleurer nous étions en voiture. Attention je parle de larme de joie, n'appelle SOS femme battues.
Et pi d'abord il faut préciser que je pleure tout le temps pour tout, mais vraiment. Pas genre je suis sensible je peux verser une petite larme temps en temps. Non, non, je pleure, je chouine, je braille, je pleurniche à grosses et chaudes larmes avec le visage tout rouge, le nez gonflé qui coule, le mouchoir sale est un accessoire de mode qu'on oublie trop souvant. Et je pleure pour tout. Je suis fatiguée: je pleure. Je suis en colère: je pleure. Je suis heureuse: je pleure. j'ai mal quelque part: je pleure. Un labrador à la télé: je pleure. Un prémisse d'une ombre d'émotion: je pleure. On dirait un nouveau né qui n'a que ça pour s'exprimer. Je ferai un super sujet d'étude pour un psy.
Bref , le titre de mon article est quand même à largement relativiser. Enfin mes larmes sont à relativiser, pas l'émotion qui va avec.
Donc nous étions en voiture, nous allions je ne sais plus où, surement un rendez vous pour la maison. Il commençait à faire nuit.
Et comme ça, tout de go, alors que je rêvassais en écoutant la radio, mon monsieur me sort d'un air très déterminé: "bon alors, on le fait quand ce bébé ?"
Et là, comment dire, je suis restée sur le cul. Et puis sont venues les larmes. Je ne savais pas quoi dire, tellement j'étais heureuse qu'il me pose cette question, qu'il se projette.
S'en s'est suivi une conversation calme, posée et pragmatique pour savoir quand on commencerait les essais de bébé. Ce qui manqua totalement de charme et de romantisme par rapport au contexte mais c'est pas grave.
Nous aimons que les choses soient clarifiées, planifiées, préparées. Et surtout nous souhaitons que les choses soient faites dans l'ordre. Attention je ne dis pas qu'il doit y avoir un ordre et que si on ne le respecte pas on brûlera tous en enfer. Chacun fait comme il veut chez lui et les pingouins seront bien gardés. Non, mais nous avons notre ordre, celui qui pour nous est important.
Et pour nous ce qui est important c'est d'abord d'avoir un toit pour accueillir notre futur mini nous. Alors mon monsieur et moi, nous avons calculé à partir de quand nous pourrions le commander ce mini nous.
Ce fut la conversation non romantique la plus merveilleuse qui soit.
jeudi 16 août 2012
2 mois
Aujourd'hui cela fait deux mois que nous sommes mariés. A l'heure où j'écris, j'étais chez l’esthéticienne pour me faire maquiller.
C'est surement ridicule de fêter deux mois de mariage mais ce n'est pas grave. Le premier mois est passé tellement vite, je ne l'ai pas vu défiler. Le deuxième m'a permis de mieux réaliser.
La changement de carte d'identité, la première foi que j'ai utilisé ma nouvelle signature, indiquer à tous les contacts du travail que non Mlle X n'est pas partie, je suis toujours là sauf que maintenant c'est Mme Y.
C'est comme si c'était hier et même temps comme si cela avait toujours été. Je n'arrive pas à me décider d'un souvenir qui m'aurait marqué en particulier, chaque instant était intense et magique.
Le moment où je l'ai retrouvé à la mairie, notre voyage en tacot où l'on s'est dit ça y est c'est fait, la cérémonie à l'église si importante pour moi où j'étais encore plus submergée par l'émotion, les photos qui m'ont amusées, le vin d'honneur où j'ai papillonné de convives en convives et où j'ai pu dire "mais où est mon mari?", le repas (j'en salive encore) et la soirée chaotique mais où le principal était là puisque j'ai pu danser dans l'ordre avec mon mari, mon père et mon frère.
J'ai eu le mariage de princesse dont toute les jeunes femmes rêvent. J'ai un mari extraordinaire qui me prouve son amour chaque jour.
Notre voyage de noce est pour bientôt. Nous avons des projets plein la tête.
Je suis la plus heureuse.
C'est surement ridicule de fêter deux mois de mariage mais ce n'est pas grave. Le premier mois est passé tellement vite, je ne l'ai pas vu défiler. Le deuxième m'a permis de mieux réaliser.
La changement de carte d'identité, la première foi que j'ai utilisé ma nouvelle signature, indiquer à tous les contacts du travail que non Mlle X n'est pas partie, je suis toujours là sauf que maintenant c'est Mme Y.
C'est comme si c'était hier et même temps comme si cela avait toujours été. Je n'arrive pas à me décider d'un souvenir qui m'aurait marqué en particulier, chaque instant était intense et magique.
Le moment où je l'ai retrouvé à la mairie, notre voyage en tacot où l'on s'est dit ça y est c'est fait, la cérémonie à l'église si importante pour moi où j'étais encore plus submergée par l'émotion, les photos qui m'ont amusées, le vin d'honneur où j'ai papillonné de convives en convives et où j'ai pu dire "mais où est mon mari?", le repas (j'en salive encore) et la soirée chaotique mais où le principal était là puisque j'ai pu danser dans l'ordre avec mon mari, mon père et mon frère.
J'ai eu le mariage de princesse dont toute les jeunes femmes rêvent. J'ai un mari extraordinaire qui me prouve son amour chaque jour.
Notre voyage de noce est pour bientôt. Nous avons des projets plein la tête.
Je suis la plus heureuse.
lundi 13 août 2012
Mon homme, ce héro
Le début du week end a été mouvementé.
Nous habitons en appartement dans une résidence.
Depuis quelques semaines nous avons de nouveaux voisins. Un couple avec une petite fille de six ans.
Un soir en sortant le chien, j'ai entendu des cris provenant de cet appartement. Je me suis dis, "tient sa barde la dedans. Ça barde drôlement fort même, c'est bizarre ça. C'est la petite que je viens d'entendre ? non j'ai du me tromper" Quelque secondes plus tard j'ai vu l'homme partir de chez lui en trombe avec une valise.
Et puis plus rien pendant quelques jours.
Vendredi soir, nous avons à nouveau entendu des cris. Plus forts, plus intenses. Une femme qui supplie son mari de la lâcher, d'arrêter. Une femme qui crie de douleur aussi.
Alors mon homme n'a pas hésité une seule seconde. Il est sorti dans le couloir. La porte des voisins était ouverte. Il est entré. Quand la femme a vu mon mari, elle l'a supplié d'appeler la police. Il a posé la main sur l'épaule de l'homme. Il lui a demande de se calmer. Il n'a pas chercher à l'affronter, il ne l'a pas provoqué. En finesse il a joué le voisin pas content parce qu'il y a du bruits.
Il y a eu des échanges houleux mais l'homme est finalement parti préparer ses valises.
Moi je sortais de la douche quand les cris ont commencé. Je me suis habillée comme j'ai pu quand mon mari est sorti. Je tremblais de peur, pour lui, pour cette femme et pour cette petite fille.
Quand l'homme est parti chercher ses affaires je suis entrée. J'ai trouvé la femme dans la chambre de la petite, en pleurs par terre. Par de traces visibles mais elle avait apparemment mal aux bras. Elle était choquée. Je ne sais pas ce que son mari voulait lui faire, mais elle avait son pantalon en bas des chevilles. J'ai essayé comme j'ai pu de l’apaiser un peu, quelle retrouve une respiration normale, qu'elle puisse se lever.
Elle s'est levée, elle est parti téléphoner, à la police.
Alors je suis sortie, ça pouvais être dangereux pour moi. Nous sommes rester tout les deux à attendre dans le couloir. Elle au téléphone; lui en préparant ses valises, en vociférant, et nous prenant à parti en nous expliquant ce qu'il reprochait à sa femme.
La femme et la petite sont venues nous rejoindre dans le couloir à attendre que l'homme parte.
En quelques secondes, les choses ont faillis à nouveau mal tourner. La femmes a demandé à l'homme de lui rendre les clés pour qu'il ne puisse pas revenir. Lui n'a pas voulu. Le ton est monté, les cris aussi. J'ai surtout entendu celui de la petite fille qui a crié de peur pour sa maman. Je n'ai pas réfléchi, je l'ai prise dans les bras, je l'ai emmené chez nous, à l’abri. J'ai essayé de détourner son attention. "Viens voir nos poissons, tu veux jouer avec le chiens ?"
Pendant ce temps mon mari, a calmé le jeu. Je ne suis ressortie que pour rendre la petite à sa mère quand l'homme est finalement parti, avec son double des clés. Elles sont est rentrées chez elles, se sont enfermées.
Il était une heure du matin mais nous ne sommes pas allé nous couché de suite. Nous avons attendu que la police vienne. Peut être voudrait-elle notre témoignages. Elle n'est pas venue. Nous espérons que la femme s'est rendue au commissariat plus tard.
Le lendemain, vers midi, elle a sonné à la porte. Elle est venue nous remercier d'être intervenu.
Mon mari ne vois pas ce qu'il y a de remarquable dans ce qu'il a fait. Bien sur c'était normal d'intervenir, évidemment qu'on ne peut pas fermer les yeux sens rien faire.
Mais il n'a pas hésité. ça pouvait être dangereux, mais il n'a pas hésité.
Il a arrêté la violence. Il a stoppé les coups et les cris. Il a donné à cette femme l’impulsion, le courage de porter plainte. Grâce à lui, elle n'a pas attendu, elle s'est levée, elle a téléphoné.
Peut-être que cela n'aura servit à rien, peut-être qu'il reviendra. Mais en attendant grâce à mon mari, cette femme et cette petite fille passeront le week end tranquille et vont pouvoir réfléchir à une nouvelle vie.
Je suis extrêmement fière de mon mari. Je suis fière d'être la femme de cet homme d'honneur et de courage. Plus que jamais je sais qu'il est l'homme de ma vie, je sais qu'il sera le père de mes enfants. Tout ça je le savais, je n'en ai jamais douté, mais être confronté à ce genre de chose que ne peut que renforcer nos sentiments et ce lien si fort qui nous uni.
Il ne s'en rend pas compte, il me répète qu'il n'a rien fait. Mais mon homme, c'est un héros.
vendredi 10 août 2012
Le quotidiens d'une vieille avant l'heure
mercredi 8 août 2012
Aujourd'hui, je suis vieille
Non, rien avoir avec un anniversaire ou la découverte d'une ride.
Nous faisons du sport, plus ou moins régulièrement.Du badminton, du footing.
Dans 15 jours nous avons prévu une course de 12.5 km. Nous nous entraînons pour ça.
Souvent je fais ma fanfaronne auprès de mon mari. "Tu verras, 12 bornes, ce n'est rien, je l'ai déjà fais, ça passe tout seul" Tu parles.
Oui je l'ai déjà fais, facilement même, quand j'avais 17 ans. Pas 24. Alors oui 24 ans ce n'est rien, je suis jeune.
Sauf qu'aujourd'hui je ne peut plus courir 8 km sans être fourbue.
Nous sommes allés courir hier. Nous avons les bonnes chaussures, les bons vêtements, la bonne foulée, le bon échauffement. Aujourd'hui je ne sens plus mes jambes, mes pieds me font souffrir, j'ai le dos courbaturé et le moral dans les chaussettes.
Aujourd'hui je me sens vieille. Je n'ai jamais été une boute-en-train à courir partout, à sortir tout les soirs ou je ne sais quoi. Mais j'ai du mal à me rappeler la dernière fois où j'ai pu dire que je pète la forme.
Je suis fatiguée. Tout le temps. En permanence. Même avec les grasses mat du week end. Même en me couchant tôt.
Je me sens vieille. Je n'ai déjà plus la forme physique. Je suis vieille dans ma tête.
Comment pourrais-je devenir maman dans ces conditions. Faire un enfants, l'élever, c'est comme faire un marathon chaque jour. Je ne suis pas capable de faire 8 bornes.
Je me sens vieille, moche; inutile, invivable. Je ne sais pas comment améliorer ça. Je ne veux pas être une maman comme ça. Pourtant je suis vieille. J'ai 24 ans.
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