lundi 13 août 2012

Mon homme, ce héro


Le début du week end a été mouvementé.

Nous habitons en appartement dans une résidence.
Depuis quelques semaines nous avons de nouveaux voisins. Un couple avec une petite fille de six ans.
Un soir en sortant le chien, j'ai entendu des cris  provenant de cet appartement. Je me suis dis, "tient sa barde la dedans. Ça barde drôlement fort même, c'est bizarre ça. C'est la petite que je viens d'entendre ? non j'ai du me tromper" Quelque secondes plus tard j'ai vu l'homme partir de chez lui en trombe avec une valise.
Et puis plus rien pendant quelques jours.

Vendredi soir, nous avons à nouveau entendu des cris. Plus forts, plus intenses. Une femme qui supplie son mari de la lâcher, d'arrêter. Une femme qui crie de douleur aussi.

Alors mon homme n'a pas hésité une seule seconde. Il est sorti dans le couloir. La porte des voisins était ouverte.     Il est entré. Quand la femme a vu mon mari, elle l'a supplié d'appeler la police. Il a posé la main sur l'épaule de l'homme. Il lui a demande de se calmer. Il n'a pas chercher à l'affronter, il ne l'a pas provoqué. En finesse il a joué le voisin pas content parce qu'il y a du bruits.
Il y a eu des échanges houleux mais l'homme est finalement parti préparer ses valises.

Moi je sortais de la douche quand les cris ont commencé. Je me suis habillée comme j'ai pu quand mon mari est sorti. Je tremblais de peur, pour lui, pour cette femme et pour cette petite fille.
Quand l'homme est parti chercher ses affaires je suis entrée. J'ai trouvé la femme dans la chambre de la petite, en pleurs par terre. Par de traces visibles mais elle avait apparemment mal aux bras. Elle était choquée. Je ne sais pas ce que son mari voulait lui faire, mais elle avait son pantalon en bas des chevilles. J'ai essayé comme j'ai pu de l’apaiser un peu, quelle retrouve une respiration normale, qu'elle puisse se lever.

Elle s'est levée, elle est parti téléphoner, à la police.

Alors je suis sortie, ça pouvais être dangereux pour moi. Nous sommes rester tout les deux à attendre dans le couloir. Elle au téléphone; lui en préparant ses valises, en vociférant, et nous prenant à parti en nous expliquant ce qu'il reprochait à sa femme.
La femme et la petite sont venues nous rejoindre dans le couloir à attendre que l'homme parte.

En quelques secondes, les choses ont faillis à nouveau mal tourner. La femmes a demandé à l'homme de lui rendre les clés pour qu'il ne puisse pas revenir. Lui n'a pas voulu. Le ton est monté, les cris aussi. J'ai surtout entendu celui de la petite fille qui a crié de peur pour sa maman. Je n'ai pas réfléchi, je l'ai prise dans les bras, je l'ai emmené chez nous, à l’abri. J'ai essayé de détourner son attention. "Viens voir nos poissons, tu veux jouer avec le chiens ?"
Pendant ce temps mon mari, a calmé le jeu. Je ne suis ressortie que pour rendre la petite à sa mère quand l'homme est finalement parti, avec son double des clés. Elles sont est rentrées chez elles, se sont enfermées.

Il était une heure du matin mais nous ne sommes pas allé nous couché de suite. Nous avons attendu que la police vienne. Peut être voudrait-elle notre témoignages. Elle n'est pas venue. Nous espérons que la femme s'est rendue au commissariat plus tard.

Le lendemain, vers midi, elle a sonné à la porte. Elle est venue nous remercier d'être intervenu.

Mon mari ne vois pas ce qu'il y a de remarquable dans ce qu'il a fait. Bien sur c'était normal d'intervenir, évidemment qu'on ne peut pas fermer les yeux sens rien faire.
Mais il n'a pas hésité. ça pouvait être dangereux, mais il n'a pas hésité.
Il a arrêté la violence. Il a stoppé les coups et les cris. Il a donné à cette femme l’impulsion, le courage de porter plainte. Grâce à lui, elle n'a pas attendu, elle s'est levée, elle a téléphoné.

Peut-être que cela n'aura servit à rien, peut-être qu'il reviendra. Mais en attendant grâce à mon mari, cette femme et cette petite fille passeront le week end tranquille et vont pouvoir réfléchir à une nouvelle vie.

Je suis extrêmement fière de mon mari. Je suis fière d'être la femme de cet homme d'honneur et de courage. Plus que jamais je sais qu'il est l'homme de ma vie, je sais qu'il sera le père de mes enfants. Tout ça je le savais, je n'en ai jamais douté, mais être confronté à ce genre de chose que ne peut que renforcer nos sentiments et ce lien si fort qui nous uni.

Il ne s'en rend pas compte, il me répète qu'il n'a rien fait. Mais mon homme, c'est un héros.



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