lundi 16 mars 2015

Rapide et intense: la naissance d'un plancton (1er partie)

Je pose le regard sur ma droite et je vois mon tout petit qui dors profondément dans son berceau. Je suis seule à la maison avec lui. Mon homme est repartit travailler. Après un mois passé à se découvrir tout les trois, il fallait bien que ça arrive.
Je prends mes marques dans mon nouveau rôle et il est temps pour moi de faire le récit du jour où je suis devenue mère.


Cette grossesse s'est merveilleusement bien passée. Physiquement tout va bien. Je passe mes journées en mode baleine échouée sur le canapé, mais je n'ai pas mal au dos et je dors bien. Néanmoins, je commence à en avoir marre, et j'avoue que les dernières semaines, l'envie de retrouver mon corps et ma mobilité se fait de plus en plus sentir, sans parler de l'impatience de rencontrer enfin notre bonhomme.
Mon homme aussi s'impatiente. Il angoisse terriblement à l'idée que je l'appelle pendant qu'il est au travail et qu'il doive partir en catastrophe.
Alors on marche, je fais le ménage mais rien n'y fait. Pas de contraction, en tout cas rien de perceptible, ou de douloureux.
Et puis, le spectre du diabète gestationnel est toujours là. Les médecins me surveillent comme le lait sur le feu, tout va bien, le col évolue doucement mais ils ne veulent pas que je dépasse le terme.
J'étais contre le déclenchement (sauf impératif médical bien sur), et lors d'une énième visite de contrôle le jeudi 5 février, on m'explique qu'on peut attendre encore un peu, mais que le mardi suivant, il faudra se décider pour un éventuel déclenchement le jour du terme ou la veille.
L'idée fait petit à petit son chemin dans ma tête. J'ai vraiment hâte que le plancton arrive et j'avoue que j'aime bien l'idée qu'il naisse le jour de la Saint Valentin ou  la veille: un vendredi 13. Et puis ça nous laisserait la semaine pour faire nos dernières sorties à deux: un cinéma ou un resto. J'aurais presque envie qu'il ne se décide pas tout seul pour qu'on me déclenche un de ces jours là.

Le lendemain, se passe comme les autres jours, pas de douleur, pas de contraction, rien qui annoncerait que quelque chose se met en place. Nous partons nous coucher comme d'habitude et je m'endors comme un bébé, comme d'habitude.
Je me réveille à 5h du matin, j'ai mal au ventre. Ça doit être notre pizza hebdomadaire de la veille au soir qui doit avoir du mal à passer. Fait étrange: mon homme aussi se réveille, sans raison apparente. On tente de se rendormir. Mais quelques minutes plus tard, la douleur me fait à nouveau ouvrir les yeux. Je m'interroge, serait-ce ça les contractions? J'ai plutôt l'impression d'avoir besoin d'aller aux toilettes (oui on va oublier le glamour dans cet article), d'ailleurs, ça restera une obsession et à partir de là je vais aller aux toilettes toutes les 5 minutes tellement je vais avoir peur de "m'oublier" sur la table de travail.
En attendant je me lève rapidement, cette douleur est très forte, dure quelques dizaines de secondes et ça se calme. Je ne tiens plus en place. Je n'ai plus de doute sur la nature de ces "spasmes". Je regarde l'heure pour essayer de voir si c'est régulier et si ça se rapproche mais je n'arrive pas tellement à me concentrer. Mon homme aussi s'est levé. Nous déjeunons, mais je ne peux rien avaler. Moi, pour qui la bouffe est si importante, c'est un signe!
La douleur s'intensifie de plus en plus et me rend particulièrement grossière. Je passe chaque contraction accroupie en sortant tout les noms d'oiseaux possibles et inimaginables. Et le volume sonore de mes vociférations s'intensifie en même temps que la douleurs.
Je décide tout de même d'aller me doucher, tant que je le peux encore. C'est idiot mais je ne pense qu'à une chose: me raser les jambes et mettre de jolies chaussettes!

Il est 9h, les noms d'oiseaux commencent à disparaître, la douleur est trop forte pour que j'arrive à formuler quoi que ce soit de cohérent pendant les contractions, mais les cris sont bien là et nous décidons de partir à la maternité. J'ai peur qu'ils ne me disent que le travail n'est pas assez avancé et qu'il faut rentrer.
Heureusement le trajet est rapide, il n'y a pas grand monde sur la route, et entre deux contractions mon homme et moi pouvons discuter normalement.

Arrivés sur la parking de la clinique nous trouvons une place rapidement et près de l'entrée (chose assez rare pour être soulignée) En sortant de la voiture, une contraction me cloue sur place, je fais de mon mieux pour ne pas crier, mais je crois que j'ai quand même fait peur à mon monsieur qui passait par là.

Une fois passé l'épreuve de l’ascenseur (Il vibre, le saligaud), nous sonnons à la porte du bloc obstétrical après avoir reçu les encouragements d'une dame qui a du voir à ma tête que c'était le grand jour.

A la sage-femme qui nous ouvre, je ne peux que dire "je crois que c'est pour bientôt". Elle nous amène en salle d'examens, j'ai l'impression qu'elle court, je n'arrive pas à la suivre. Elle m’examine: "Ah ben on va s'installer, vous êtes à 4!" Je n'en attendais pas temps!

La suite au prochain épisode...

5 commentaires:

  1. Han trop bien je rongeais mon frein depuis un moment pour ne pas te demander si enfin le plancton était arrivé loool je me souviens que je trouvais ça hyper chiants sur la fin les nombreuses demandes ihih j'espère que tout le monde va bien ;) gros bisous.

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    1. C'est vrai, que je n'ai pas été très présente sur les réseaux ces dernières semaines!
      Tout le monde va bien, c'est un ange, et pour le moment il nous fait de très belles nuits d'au moins 7 heures! Je croise les doigts pour que ça continue! J'espère que tu vas bien aussi ainsi que ta puce. Bisous!

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  2. félicitations :) tous mes voeux de bonheur.

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  3. Ohhh mais je vois que je n'avais pas commenté l'article de la naissance de ton p'tit bout ! Honte à moi ! J'ai donc pris le temps de tout relire hihi. ça me rappelle des souvenirs de mon propre accouchement par la même occasion ;-) Allez, je file lire la suite ! Je veux savoir la suite ^^

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