mercredi 12 février 2014

Schmitt: La trahison d'Einstein, parce que j'aime le théâtre



J'aime Eric-Emmanuel Schmitt (son œuvre, ça va sans dire) et Eric Emmanuel Schmitt écrit du théâtre.
J'aime le Théâtre
J'aime le théâtre d'Eric Emmanuel Schmitt.

Voilà un beau syllogisme. (aaah je kiff avoir placé ce mot)

Tout ça pour dire que j'ai lu la dernière pièce de Schmitt: La trahison d'Einstein.

La pièce se joue en ce moment au théâtre Rive Gauche à Paris avec Francis Huster et Jean-Claude Dreyfus, sous la direction d'Eric-Emmanuel Schmitt bien sur.

Mais je parle bien du livre et non de la pièce mise en scène que je ne pourrais évidemment pas voir, pauvre petite provinciale que je suis.
Donc, de quoi ça parle?
Quelque part en aux États-Unis,  Einstein rencontre un vagabond avec qui il va pouvoir se confier pour tenter de résoudre son dilemme. Nous sommes (un peu) avant, pendant et après le seconde guerre mondiale. Il est pacifiste au possible mais il a quand même posé les bases scientifiques de la création de l'arme atomique. Et les nazis tente de la créer. S'ils y parviennent, ce serait une catastrophe à tous les niveau. Que doit-il faire? Aider les américains à finaliser cette bombe abominable pour tenter d'étouffer la folie nazie et restaurer la paix? Mais dans ce cas, la bombe serait tout de même crée, avec toutes les conséquences que ça implique. Qu'elle soit détenue par le clan des "gentils" ne change pas la nature de l'utilisation d'une telle bombe.
Voilà le conflit moral dont débat Einstein avec ce vagabond sous l'étroite surveillance des services secrets américains qui redoutent que le scientifique ne retourne sa veste et livre les plans de la bombe atomique aux nazis.

Ce que j'en pense?
D'abord, le théâtre n'est pas destiné à être lu et à être joué et vu. La dynamique ne peut donc pas être la même que pour un roman ou un essai.
Cela dit, moi j'aime bien lire le théâtre, la forme ne me dérange pas du tout, au contraire, j'aime les échanges, les dialogues. L'absence de tout ce qui fait un roman, la narration, les descriptions permet de donner toutes leurs profondeurs au dialogues et donne plus de place à sa propre interprétation des ressentis et de la personnalité des personnages. C'est un plaisir différents d'un roman, mais un grand plaisir tout le même.
Cela dit, au delà du dilemme d'Einstein qui est très intéressant, ce qui m'a le plus touché dans cette histoire est cette amitié et cette tendresse que l'on voit se construire entre les deux personnages. Finalement, malgré le thème assez dur, j'ai une impression de douceur. La guerre est là au loin, et Einstein n'est peut être finalement qu'un homme, un peu perdu qui essaie d'assumer ses responsabilités et d'agir selon ses convictions. Mais tout n'est pas tout blanc ou tout noir, alors ce n'est pas facile.

C'est une jolie pièce, j'aurais aimé la voir.

2 commentaires:

  1. je n'ai pas lu de pièces depuis le lycée ou le collège mais je me souviens que ça m'éclatait d'en lire, bien plus que les livres barbants qu'on nous obligeait à lire. Un livre que je suis obligée de lire et presque toujours barbant :p

    Je ne suis pas une connaisseuse mais merci pour la découverte

    RépondreSupprimer
  2. De rien, si j'ai pu un peu te redonner le goût de lire du théâtre je suis contente ;-)

    RépondreSupprimer